24 Heures

05.03.2010

Diplomatie


Extraits tirés du livre : « La constance du jardinier » de John le Carré. Ed. du Seuil.2001

« … La mère des démocraties se révèle une fois de plus être une hypocrite et une menteuse, qui prêche la liberté et les droits de l’homme pour tous, sauf là où elle espère se faire du fric… »    

Mots d’une femme, mariée à un diplomate, en fonction dans un pays africain :
« …Voici la vie pharisaïque que nous menons : Un continent se meurt sous nos yeux et nous sommes ici, debout ou agenouillés, à boire du café devant un plateau en argent alors qu’a bout de la rue des enfants crèvent de faim, des malades meurent et les politiciens pourris ruinent le pays qu’ils ont manipulés pour se faire élire…»   

« … Une différence fondamentale entre la douleur constatée et le douleur partagée. La douleur constatée est journalistique, diplomatique, télévisuelle, finie dès qu’on éteint sa saleté de poste. Ceux qui regardent la souffrance et ne font rien contre ne valent guère mieux que ceux qui l’infligent… »

« …La quête de profits acharnés des entreprises détruit le monde, et notamment les pays en voie de développement. Sous prétexte d’investir, le capitalisme occidental ravage l’environnement originel et favorise l’émergence des Kleptocraties… »

«… L’aide au tiers-monde n’est qu’une forme d’exploitation. Les vrais bénéficiaires en sont les pays qui avancent l’argent à crédit, les politiciens et officiels africains qui touchent d’énormes pots-de-vin, les industriels et marchands d’armes occidentaux qui s’en mettent plein les poches.
Les victimes sont l’homme de la rue, les déracinés, les pauvres et les indigents… et les enfants qui n’auront pas d’avenir… »

«… L’humanitaire, avec leur boulot pépère, leur salaire net d’impôts, leur retraite, leur belle voiture, les écoles internationales gratuites pour les gosses. Si souvent en déplacement qu’ils n’ont même plus le temps de dépenser leur fric…»

07.02.2010

Une semaine de bénévolat à Calcutta

Extrait du Carnet de Voyage d'Aurélie
Calcutta

« … Ce matin, je me suis levée à 6 heures pour me rendre aux dispensaires fondés par Mère Teresa. Aujourd’hui est mon premier jour de bénévolat. {…}
J’arrive devant les grandes portes en bois des Missionnaires de la charité. Une sœur en sari blanc et bleu m’ouvre. Elle ne sourit pas, elle prépare mon désenchantement : Elle me conduit dans une grande salle, tourne les talons et me dit « Breakfast ».
« Surprise » aurait été plus approprié. Je reste plantée d’étonnement : La Corée, la Chine, le Chili, la France, l’Italie, le Monde est réuni ici. Une bonne centaine de volontaires entament en chantant, comme un rituel quotidien, la prière du matin : Mère Teresa mania !
J’ai tenu une semaine.
Le temps de faire des kilos de lessives, de masser des petites vieilles, d’apprendre l’alphabet anglais à des enfants qui n’en avaient cure. Le temps de nettoyer, de balayer. Le temps de m’ennuyer car pas assez de travail pour autant de volontaires. Le temps de comprendre que, pour aider, il faut être formée. Aussi le temps de me demander si c’est un manque de virements ou le refus du progrès qui donne aux  enfants des ardoises usées plutôt que du papier blanc. Encore, le temps de reconnaître que tout ça est mieux que rien, que tout ça est même très bien. Qu’ici, on passe chien à humain, de rue à lit, d’indifférence à reconnaissance.
J’ai vu plus d’amour, de joie et de chaleur dans ces refuges que dans les maisons de retraites de Bruxelles. Ici est le seul endroit où toi et moi pouvons venir, sans prévenir, aider un jour, une semaine, un mois, un an. Enfin, le temps de ma dire, devant tout ces gens venus faire leur BA, que nos gouvernements feraient mieux d’ouvrir nos hôpitaux aux volontaires : ça éviterait des infirmières au bord du surmenage et ce billet d’avion trop cher. »

La tribune de Bruxelles. 2-8 février 2010

27.01.2010

Récupérer l'eau de pluie

Tous à L'eau... de pluie.

"La récupérer, la stocker et la valoriser, c'est préserver les ressources naturelles et réduire sa facture d'eau..."

Illustration de l'article de Caroline Wietzel:

Eau potable.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Illustration: de Klaus Scholz / Mauritius / Photononstop dans la revue "Avantages"